17 avril 2008

Breaking news : l’ANPE bouge, d’accord ?

Breakin’ news, d’accord ? Question d’image, d’accord ? Une émission fantastique et géniale sur un atelier ANPE d’adaptation à l’emploi en Bourgogne, d’accord ? Pathétique et hilarante, d’accord ? Bougez vous le cul, bande de feignasses, d’accord ? Dédicaces à ceux et celles qui en plus de galérer doivent se taper des formateurs qui sont pédagogues comme moi je suis notaire…
A réécouter ou podcaster par là, émission du 17 avril 2008 :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis/

16 avril 2008

Cashel, november 8th, 1993

“C’est une invasion danoise…

Je me repose tranquillement de ma randonnée matutinale dans les feuilles cramoisies, les yeux encore emplis de cette force dégagée par le Roc de Saint Patrick et par l’abbaye de Hore voisine. Sous un soleil généreux réveilllant le sol gelé par la clarté de la nuit, j’ai arpenté les pâtures du bocage… C’est une matinée tranquille après le moment exceptionnel de la nuit dernière. Allongé à même le sol sous les étoiles, au pied du roc, j’ai savouré ce genre de moment unique que la vie sait parfois vous réserver, se dire que la vie est faite pour ceux qui veulent la saisir au moment où elle vous tend ces instants…

Tripper en s’enfilant quelques Guinness au son des guitares et du bodhràn, sans se poser de questions, essayant de tenir une discussion sensée avec les musiciens, puis en fuyant la civilisation pour l’obscurité de la chapelle non sans avoir emporté avec soi un chip&sausages…

Un de ces moments rares pour savourer la vie, heureux d’être ici et maintenant, plus que ça, de pouvoir apprécier le soleil, la lune, les étoiles, le genre de chose qui fait relativiser la disparition de ma vie d’Amy, en me disant que si je suis capable d’être heureux comme ça, il n’y a pas de raison qu’une petite souche n’ait envie un jour de partager sa vie. C’est futile, artificiel, mais c’est ce que j’ai sur le coeur.

Elle joue très bien au piano cette Danoise.

Comment pourrais-je regretter d’être venu en Irlande après des moments comme ceux là ?”

Rock of Cashel

16 avril 2008

Cashel, november 7th, 1993

“Une matinée bruineuse, dans les brumes du Rock of Cashel. Un break dans cette petite ville. Que le réconfort d’une pinte a été bon après quatre jours de jeûne. Histoire de savourer le sang de la terre après l’avoir foulée ce matin, sous la pluie, dans le brouillard, dans ce monastère perché. Quelle étrange sensation pendant cette courte marche de reculer de plusieurs siècles, en cheminant tel un moine, autour des remparts de la forteresse. Déserte…

Peut-être aurais-je du aller à la messe, je ne sais pas si il y a de meilleurs moyens pour saisir l’ambiance, à défaut de rentrer en contact. J’aurais du accompagner Crocodile au match de hurling…

Je crois que j’ai besoin d’une douche, un douche réparatrice, pour faire le point.”

15 avril 2008

Et la Lorraine, bordel…

Une pensée pour nos amis lorrains qui n’ont pas ce caractère propre au pays des briques et des vaches noires et blanches et de la bière et… je parle du Nord évidemment…

Ils n’ont donc aucune chance d’avoir un jour le succès de “Bienvenue chez les Ch’tis”.

Il ne leur reste que la quiche pour pleurer. Je suis triste pour eux.

Solidarité…

15 avril 2008

Une vieille amie irlandaise…

L’Irlande, c’est une vieille copine, 17 ans que je la fréquente. On a eu une belle histoire ensemble… Elle était jeune, un peu rebelle, un peu fauchée, pas maquillée, mais sacrément sexy… Elle aimait faire trotter son cheval O’Connell Street. Elle m’a même raconté que le truc qui la faisait le plus rire, c’était de le faire monter dans l’ascenseur de Liam, dans le North Side… On s’est un peu roulé dans la paille ensemble du côté de Sandymount, de Lansdowne Road, sur les trottoirs glissants et arrosés du Jazz Cork Festival ou de la Saint Patrick à Dublin…

Quelle descente elle avait ! Fallait pas lui parler des Français, avec leurs regards un peu trop francs d’obsédés sexuels… Mais avec moi ça passait, fallait juste que je la suive à la Guinness et au Fish N’Chips de Bath Avenue… Et puis elle m’a présenté ses potes, Espagnols, Italiens, Australiens, Sheep shaggers, pardon, Neo-Zélandais, Allemands, Américains, même…

Elle m’a peut-être sauvé la vie un soir de Saint Patrick en 1994 en m’aidant à traduire les propos d’un Gardaï dublinois à bout de nerfs, lorsque celui-ci m’a ordonné de laisser ma Pinte où elle était, en me virant du pub à une heure indue… “Try Oogain to get yis bloody Pint O’ Guinniss and yeah is Oonder arresht youn’ pale…”

Je suis retournée la voir avec le 5ème élément il y a quelques années. Quel plaisir de retrouver avec elles Dublin, le Bad Ass Café, Sandymount, Glencolumcill, Kilcar, Donegal City, Galway, les Iles d’Aran, de partager quelques pintes et quelques verres de vins australiens…

Mais bon Dieu qu’elle a changé… Elle a arrêtée de fumer, elle s’est enrichie, elle s’est embellie aussi, faut avouer, un peu plus apprêtée, un peu plus maquillée… A peine un peu affadie…

Elle roule en Berline maintenant… Et elle traine souvent en terrasse, comme les Parisiennes. J’ai toujours du mal à la suivre à la Guinness, mais plus pour les mêmes raisons, question de budget… Elle est devenue geek, faut dire qu’elle bosse dans l’informatique… Son mec est dans le Business, ça roule…

Ses cousins de Derry et de Belfast ont arrêté les conneries aussi. C’est important pour elle. Ca l’empêche quand même pas d’être restée une sacrée rebelle… Avec un sourire !

Et puis elle a eu 2 enfants, pas mal en Europe. Comme si ça suffisait pas, comme elle a un grand coeur, même si ça se voit pas toujours, elle a adopté un petit Polonais, un petit Tchèque, et un petit Indien. J’espère que ça se passera bien.

Tout ça pour vous dire que même si elle est plus comme avant, l’Irlande, ça reste ma copine pour la vie. Et puis tiens, dès que j’ai l’occase, avec le 5ème élément, on lâche nos pommiers et on emmène Bonhomme voir si les moutons font Meuuuuh là-bas comme ici…

Colleen Meneer, Irish Landscape, acrylique, 22 pouces par 22

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