6 mai 2008

Fiers d’être Grenoblois ?

Je vous ai vu les jeunes, traîner la nuit sur Palimpsestes, à fantasmer sur la -de moins en moins hypothétique- montée en Ligue 1 du Grenoble Foot 38… A arpenter l’article que j’avais consacré au nouveau Stade des Alpes, à imaginer peut-être trouver un bon plan pour une place lors du match du 13 mai qui sera peut-être celui de la montée…

Non, vous ne la trouverez pas ici la gâche, mais si vous repassez par là, je peux vous dire que je rêve un peu éveillé en ce moment, comme pour ces trucs qu’on attendait plus, auquel on ne croyait plus… Grenoble en 1ère division de foot, c’était un pur fantasme, un rêve un peu irréel de gosse, balayé par la bêtise des dirigeants de la fin des années 80. Evidemment, pour ceux qui ne s’intéressent pas au foot ou à Grenoble, ce n’est pas le genre de trucs à casser trois pattes à un canard, mais je m’en fous : rien que pour le plaisir, je revois ces matchs auquel j’ai assisté gamin : Grenoble-Cannes, 1 à 1, le premier, en 1983 je crois, Grenoble-ASSE, en 1985, pénalty de Néhoda, 20 centimètres de neige à la mi-temps, et victoire des Stéphanois au final… ou encore, un an plus tard, toujours Grenoble-ASSE, et le magicien Roger Milla qui plantent trois buts d’extra-terrestre en 10 minutes à mes favoris, quelques années avant de faire rêver le monde entier avec le Cameroun en Italie… Rien à dire…

Je me souviens aussi de la connerie des Ultras Lyonnais, à Chambéry, un obscur 32ème de coupe de France, insultant, crachant leur haine et leur abjection à des spectateurs Savoyards ou Isérois venus en famille pour passer un bon moment devant un OL-Grenoble sans suspense, un souvenir qui me donnera toujours le recul nécessaire en tant que supporter assumé.

Je me souviens encore des années noires, les 90’s, à batailler en Nationale Une alors, en CFA, en National enfin, contre les réserves pro, contre Alès ou Sète, contre Le Touquet pour jouer la montée, des années finalement plaisantes malgré le niveau de jeu…

Et puis le retour en Ligue 2 : loin de Grenoble, je n’ai pu assister qu’à peu de matchs, juste le plaisir de voir mon club se reconstruire peu à peu pendant que je traînais mes jeans de trentenaire à Gerland pour y voir jouer l’OM, le LOSC ou le Real de Madrid.

Je n’y croyais pas, je n’y croyais plus, alors quoiqu’il arrive lundi prochain, quoiqu’il arrive l’année prochaine : merci les mecs, merci d’avoir mouillé ce maillot, merci d’y avoir cru jusqu’au bout cette saison, merci. Et Allez Grenoble…

2 mai 2008

Epicerie italienne…

Il y a de petits bonheurs qui se font rares. Débarquer dans le centre ancien de Grenoble pour le seul plaisir d’y dévaliser l’épicerie italienne de la place du marché aux herbes est de ceux là.

Tout commence par une matinée d’avril, un temps doux de printemps, presque lourd, un ciel à peine couvert… Le timing est serré. Il est 10h30, vous avez un peu plus d’une heure, alors vous foncez, autoroute, porte de France, les quais… Pas de gâches ? Qu’à cela ne tienne, vous vous garez à l’arrache à Très-cloîtres comme avant, avant que l’on ne vire la voiture du centre-ville, avant que nous ne prenions conscience du rapport entre omniprésence de la bagnole et qualité de vie dans la ville, mais je m’égare.

Vous vous dépêchez, le temps passe, hop, rue de la Brocherie, vous sautez les marches de l’épicerie, à vous risotto, polenta, farfalle, pesto, pesto rosso, penne, spaghetti, prosciutto San Daniele, parmigiano, valpolicella…

Une petite virée ensuite au marché aux herbes, non sans jeter un regard vers la rue Renauldon, coeur du vieux quartier Arabe où vous avez dévoré les siècles des siècles de kebabs et d’américains harissa mayo, de makrouds et de thés à la menthe…

Vous vous mêlez rapidement à la foule, vous choisissez quelques laitues, quelques fruits, faites la queue, vous lâchez quelques pièces…

Libéré, vous prenez enfin le temps de regarder les gens, les couleurs du marché, les hautes façades des immeubles de la même rue de la Brocherie. Vous débarquez place de la Cathédrale, et vous ne pouvez résister au plaisir de prendre un petit café à la terrasse du Tonneau de Diogène, face au musée d’histoire de l’Isère, ancien Evêché.

Un court moment de plaisir pour savourer ces lieux de votre jeunesse -déjà…-. Un tram passe, un autre, vaisseaux urbains surdimensionnés… Un improbable maître de conférences hirsute à vélo se glisse sur les voies, à l’arrière de la rame. Pas de doute, nous sommes bien à Grenoble. 11h45. Il est l’heure.

30 avril 2008

Le fabuleux voyage du Tagathom

Pour les gens normaux qui fréquenterait ce blog en provenance de moteurs de recherches, ou de la plate-forme wordpress, ou parce que qu’il vous serait arrivé de me croiser dans la vraie vie, je ne doute pas que vous vous sentiez bien ici. Néanmoins, vous vous interrogez peut-être sur l’origine d’un certain nombre de commentaires aux différents articles que j’ai pu produire. Et pour tout dire sur la nature souvent déjantée de ceux-ci…

Il faut que je vous dise… Il m’est arrivé par le passé de profiter de quelque heure creuse pour animer bénévolement une entité indéterminée de la blogosphère nommée Epidemik… Sur cette planète loufoque, comme aurait dit Piéplu, outre que l’on y pompe beaucoup, on y rencontre un éventail assez large de ce que la francophonie peut-produire : des vrais talents, des flagorneurs, des casse-couilles, des héros, des héroïnes, des infirmières (pléonasme), de la coke, des fonctionnaires, des homosexuelles hong-kongaises, des femmes aux foyers pennsylvanienne… Bref…

Le charmant vibrion qui, il faut le dire, tiens ce petit univers à bout de bras tel Atlas, a eu la charmante idée de me confier la charge de reproduire ce que l’on appelle en blogologie un tag, c’est à dire un truc chiant à faire passer au voisin, qui, s’il nous arrivait par la poste avec le logo et la flamme de la Blanche Porte, finirait immanquablement à la poubelle… Mais voilà, plus on est hype, plus on est suiviste, et plus on est suiviste, plus on veut se faire bien voir, alors on joue le jeu…

C’est donc pour cela que je livre à ta sagacité, toi, naufragé de la Google’s Mangrove, toi, mon ami, toi, le wordpressé égaré, cette énigme et que je te laisse imaginer ce que pourrait être la 11ème question…

Tu as 15 jours pour me laisser tes propositions en commentaire (la loose si tu ne le fais pas, tu vois le genre, steuplait), avant que nous n’en reparlions (laisse moi ton mail afin que je te spamme contacte plus tard…).

Et nous aurons le plaisir de choisir ensemble la prochaine victime…

Bon courage…

(ndla : devant les menaces violentes perpétrées à mon encontre, je suis contraint de produire les réponses sous deux jours, que cela ne vous empêche pas de phosphorer… Et je choisis moi-même la prochaine victime qui l’a bien mérité : ça ne peut-être qu’une Bl0nde…)

Question 1 (Jdm) : Qui a mis en relation la pensée de Pascal nous rappelant que la vie est misérablement courte et celle d’Einstein découvrant que plus on va vite, plus le temps est court ?

Thierry Henry qui a inventé la parabole pour raccourcir le temps nécessaire pour parcourir la distance entre le camp de l’équipe de France et les cages du pauvre gardien danois…

Ceci dit, on voit bien que Einstein ne s’est jamais tapé Paris-Béthune en caisse. Même à 160, c’est long… Bordel…

Question 2 (Idothée) : En quoi peut-on dire en s’appuyant sur les suites de Fibonacci que Don Juan était un fin théoricien de l’infini à travers sa relation avec les femmes ?

Le monde n’est pas linéaire, il est cyclique et spiralé. En ce sens, il est infini. Les Celtes l’ont bien mieux compris que ces cons de Grecs…
Et l’amour est une métaphore du cycle : un éternel recommencement…

Question 3 (Thom) : Quel est selon toi le point commun secret entre la question 1 et la question 2 ?

Je ne sais pas, à ma connaissance, Jacques Mellick n’a pas subi de fellation lors de son trajet Paris-Béthune…

Question 4 (Alf) : Si tu devais impérativement choisir entre le cœur ou le cerveau pour apprécier la musique, quel organe choisis-tu de conserver… et pourquoi?

Le coeur, pour ressentir la chaleur et les vibrations de la musique…

Question 5 (G.T.) : Si vous deviez vivre éternellement à l’intérieur d’un film… lequel, et pourquoi ?

Ma vie est un film.

Question 6 (Joe) : Quel est l’antécédent criminel (ou judiciaire) de l’amour ?

L’acte commis par le psychopathe quand il a imaginé cette question.

Question 7 (Dahlia): On raconte que le corps ne peut enregistrer le souvenir de la douleur, que c’est notamment une ruse pour que les femmes continuent à enfanter au fil des siècles. Selon vous, y a-t’il une autre raison au fait qu’on ne puisse convoquer le souvenir de la douleur physique?

Si on se souvenait de la douleur, après la première crise d’hémorroïdes, on deviendrait forcément constipés à vie… Comme Sarkozy.

Question 8 (Mamz’elle pour vous servir): La théorie de l’évolution a fait évoluer nos corps de mammifères pour qu’ils s’adaptent à l’environnement, nous avons donc ainsi perdu entre autres notre appendice caudal ou nos orteils aussi longs que des doigts. Pourquoi, selon vous, l’invention du vêtement et du chauffage ne nous ont pas débarrassé définitivement de nos poils?

Parce que l’évolution est un mécanisme qui prend son temps. Il a fallu plus d’un million d’année pour que l’Homo erectus et son pote Ergaster deviennent Sapiens Sapiens comme toi. Et ils n’aviat pas oublié d’être cons, je te le garantis. Etant donné que Néandertal à commencer à se saper à peu près correctement il y a 400 000 ans, et Sapiens, 100 000, le créateur n’a pas encore eu le temps de leurs payer une épilation définitive au laser. (Oui, il reste des Néandertaliens, j’en ai la preuve).

Accessoirement, les poils sous les aisselles -et sur les jambes-, à caractères morphologiques et anthropologiques à peu près équivalents, permettent de différencier les citoyennes françaises des ressortissantes allemandes.

Question 9 (Lau/Lie Chien): Si les personnages de dessin animés à cause d’une transformation planétaires prenaient vie, est ce que vous pensez qu’on arriverait à des croisements hum-animés dus à l’union d’être humain(e) et de toons ?

Je crois qu’il y a une certaine unanimité pour dire que c’est une question débile car nous avons le croisement naturel de Goofy et du roi dans Shrek à la tête de l’État. C’est assez parlant, non ?

Question 10 (Epidemik) : Neige t-il dans l’espace ?

Trop facile : oui, mais ce n’est pas de la neige, c’est le pipi cristallisé de Youri Gagarine.

Question 11 (Psestos) : Qu’est il arrivé aux enfants perdus de la forge de Vulcain ?

Vous voulez en savoir plus ? Pas moi, mais si vous voulez vraiment, c’est là

27 avril 2008

Et si ?

Et si, comme lui, je revenais ?

17 avril 2008

Dorénavant, je suis maoïste…

Ca doit être une question saisonnière de rhume des foins… J’ai atteinS le stade ultime de la tolérance : un rien m’énerve, me donne envie de gerber, de sortir la kalashnikov, le bazooka, le shrapnel…

France Inter qui interrompt ses programmes comme si le Pape était mort ou Ingrid Bétancourt libérée l’autre soir pour nous annoncer que… Sarkozy était sur le tarmac pour attendre les otages du Ponant de retour… Passe encore…

On nous abreuve des descriptions des meurtres de Fourniret, jusqu’à la description du regard de ces filles étranglées au moment de passer de vie à trépas et mon estomac se retourne, je regarde mon fils qui passe par là presque insouciant, et je me dis “mais qu’est ce que c’est que ce monde où on l’a embarqué ?”. Bon.

Un crétin du Medef vient nous expliquer que le SMIC à 1000 euros est trop élevé et que cela nuit à la compétitivité des entreprises françaises… Mais je rêve, mais il sort d’où ce mec ? C’est pas possible, c’est pas une femme qui l’a mis au monde, c’est, je sais pas, une bétonneuse, un four à pizza… Il a vu où qu’on vivait avec un SMIc correctement ? Et il a vu où cet enfoiré doublé d’un abruti qu’on pouvait acheter ses produits avec 1000 euros quand tu es passé par la case loyer ou crédit, GDF, EDF, Véolia, France Télécom, Mutuelle (et encore) , assurance bagnole, bouffe, cantine, essence, carte de transport ? Il sort de Mars, c’est un alien, ou il le fait exprès pour nous énerver au moment du café. Bordel, c’est bien que je me suis promis de ne pas trop être grossier sur ce blog mais je le traiterai bien d’enculé ce mec là…

Maoïste, maoïste, maoïste…

Alors aujourd’hui je suis mao, et je prône la mise en internement immédiate des dirigeants du CAC 40 et des principaux cadres et actionnaires dans des cités où ils auront l’obligation de vivre pendant 3 ans, je suis gentil, avec 1000 euros maxi, un boulot sympa, vous voyez ce que je veux dire, et interdiction de se faire aider par leurs familles…

Oui, je sais, c’est intolérant, c’est anti économique, c’est anti logique globale de la mondialisation économique, mais je m’en tape, ça me fait du bien, et si tu viens me dire “Nya nya nya mais qui c’est qui va les diriger aussi bien les entreprises du CAC 40, je te répondrai qu’il y a des gens qui ont oublié d’être cons mais pas de se souvenir que c’est le travail des hommes qui fait la richesse et pas la spéculation sur les entreprises, l’immobilier ou les matières premières, t’as qu’a demander en Somalie ou au Franprix du coin, tu verras.”

Il est où mon flingue ?

Pas besoin de commenter, non ? (Drapeau de l’Union Soviétique, la Chine m’agace…)

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